
.png)
[Cet audio est issu de la conférence organisée par Deskare au Workspace Expo 2026]
Plutôt qu'une énième table ronde, Deskare a choisi un format théâtral pour traiter un sujet qui passionne autant qu'il divise : le flex office.
Pendant 40 minutes, le flex office a comparu devant un tribunal et a dû se défendre face à trois chefs d'accusation majeurs :
Dans le rôle du procureur, Clément Roucher (CEO de Greenworking) a porté l'accusation avec conviction. Face à lui, Vianney Goater (CEO de Deskare) a endossé la robe de l'avocat de la défense pour répondre, point par point, aux idées reçues les plus tenaces qui entourent le flex office.
Pour ancrer le débat dans la réalité du terrain, deux témoins ont été appelés à la barre :
Derrière cette mise en scène se cachent des arguments tangibles et réutilisables, prêts à être mobilisés pour convaincre votre direction, vos managers ou vos collaborateurs sceptiques.
On vous récapitule dans cet article les points clés à retenir, tant du côté de l'accusation que de celui de la défense.
Bien plus qu'un simple support de mise en scène, le script intégral constitue une véritable boîte à outils pour les professionnels qui pilotent ou accompagnent une transformation des espaces de travail :
Renseignez votre adresse e-mail ci-dessous pour recevoir le script complet du Procès :
Le procureur accuse le flex office de porter atteinte à la dimension humaine du bureau en privant le collaborateur de ses repères spatial et identitaire :
La défense oppose à cette vision la réalité des aménagements actuels. La majorité des projets de flex office reposent sur un zoning par équipe : chaque équipe dispose d'un quartier dédié (village, tribu, pôle) au sein duquel les postes de travail sont partagés. Le collaborateur conserve ainsi un point d'ancrage physique, retrouvé à chaque venue.
Quant à la personnalisation des espaces, elle ne disparaît pas : elle change d'échelle. Les éléments décoratifs traduisent désormais une identité collective (trophées d'équipe, photos de moments partagés) plutôt qu'une identité strictement individuelle. Une évolution qui répond précisément aux attentes contemporaines en matière de cohésion d'équipe.
À retenir : un flex office bien conçu ne supprime pas l'ancrage du collaborateur, il le transpose de l'échelle individuelle à l'échelle collective.
Téléchargez notre guide “10 idées reçues sur le flex office, et comment les déjouer” pour découvrir :

Le bureau, rappelle le procureur, doit avant tout servir la performance des équipes. Le flex office compromettrait cet objectif sur plusieurs fronts :
La défense rappelle en premier lieu que la fonction du bureau a profondément évolué depuis la généralisation du télétravail.
Selon le Baromètre Actineo 2025, les collaborateurs se rendent désormais sur site principalement pour collaborer et entretenir le lien social, et non plus pour effectuer des tâches individuelles, dont la productivité est souvent supérieure à distance. Dans ce contexte, le bureau individuel fermé n'apparaît plus comme la configuration la plus pertinente.
Concernant les nuisances sonores, un aménagement abouti intègre des dispositifs adaptés : cabines acoustiques, panneaux phoniques, revêtements absorbants, zones différenciées selon le niveau de bruit…
Enfin, la défense argue que le sujet de la localisation est efficacement résolu en combinant la mise en place d'un zoning par équipe et l'utilisation d'un outil de gestion du flex office permettant à chacun de visualiser la présence et l'emplacement de ses collègues.
À retenir : la fonction du bureau a évolué. Correctement aménagé et outillé, le flex office sert mieux la performance collective qu'une organisation traditionnelle figée.
Le procureur dénonce un calcul économique masqué derrière un argumentaire environnemental. La réduction du nombre de postes (autrement dit, l'augmentation du taux de foisonnement) contraindrait les collaborateurs à une recherche quotidienne de poste disponible, ajoutant une charge mentale superflue à des journées déjà denses.
L'expérience collaborateur serait ainsi sacrifiée au bénéfice d'une rationalisation immobilière.
La défense remet en question le postulat central de cette accusation : le bureau n'a jamais connu de taux d'occupation de 100 %. En intégrant les congés, déplacements et absences, le taux de présence moyen avoisine 80 %. En intégrant le télétravail, ce chiffre descend à 40 %, selon l'étude conjointe Knight Frank × Z#bre (2025).
Avec un taux de flex « canonique » établi autour de 0,8 (soit huit postes pour dix collaborateurs), la situation de pénurie évoquée par l'accusation apparaît statistiquement peu plausible. À condition, naturellement, de respecter trois conditions de réussite :
Au-delà de la question de la disponibilité des postes, la défense souligne un point essentiel : les mètres carrés libérés par le flex office sont en grande partie réinvestis dans des espaces alternatifs (zones de collaboration, espaces informels, lieux de convivialité) qui améliorent considérablement la qualité de vie au travail.
À retenir : avec un taux de présence réel autour de 40 %, la crainte d'une pénurie de postes ne résiste pas à l'analyse. Le véritable enjeu réside dans la qualité des espaces créés à partir des m² libérés.
À l'issue du procès, le jury (composé du public présent dans la salle) a prononcé l'acquittement du flex office à la quasi-unanimité.
Un verdict qui confirme une conviction simple : avec les bons arguments, il est possible d'embarquer même les plus sceptiques dans un projet de passage au flex office !
Plus d’actualités sur le travail hybride
Retour au blog