4 concepts forts à retenir du Workspace Expo 2026

@ Deskare
March 31, 2026
Publié par
Marie

Pour la 15e édition du Workspace Expo / SETA, Deskare était à nouveau au rendez-vous !

Au programme : des échanges inspirants avec les professionnels de l’environnement de travail, et des conférences sur les tendances du Future of Work, qui façonnent le bureau de demain.

Si vous l’avez manqué, cet article décrypte les 4 idées clés à retenir des conférences, pour rendre vos bureaux plus attractifs et inclusifs !

1. L’inclusion naît de la diversité des espaces dans vos bureaux

Ce premier enseignement clé est issu de la conférence “L’inclusion en action”, animée par Frédéricke Sauvageot (Orange), Marie Larsonneau (AFMD) et Sinem Beaujean (Sedus).

Un bureau inclusif ne se limite pas à sa capacité à répondre aux handicaps visibles. C’est un prérequis indispensable, mais largement insuffisant pour adresser la réalité des usages.

D’une part, parce que 80 % des handicaps sont invisibles. D’autre part, parce que chacun peut, à différents moments de la journée ou de sa vie, être confronté à des situations de vulnérabilité : fatigue, stress, charge mentale, baisse de concentration… L’inclusion ne concerne donc pas seulement une minorité, mais bien l’ensemble des collaborateurs, de manière ponctuelle ou durable.

Dans cette perspective, un bureau inclusif se définit avant tout comme un environnement capable de s’adapter à la diversité des états, des besoins et des sensibilités individuelles.

Cela suppose de proposer une véritable palette d’espaces aux ambiances différenciées. Certaines personnes trouvent de l’énergie dans l’effervescence collective, quand d’autres ont besoin de calme, voire de stimuli réduits, pour se concentrer efficacement. Zones de collaboration, espaces silencieux, bulles de retrait, lieux de passage, salles fermées, postes assis-debout… cette diversité permet à chacun de choisir l’environnement le plus adapté à son état du moment, plutôt que de subir un cadre unique pensé pour une moyenne fictive.

“Il n’y a plus une organisation du travail, mais des organisations du travail, qui répondent à chacun des besoins que peuvent avoir les collaborateurs au cours d’une journée”
Frédéricke Sauvageot, directrice QVCT, Orange

Au-delà de leur diversité, ces espaces doivent également être lisibles et cohérents sur le plan sensoriel. L’ambiance perçue doit être immédiatement compréhensible et alignée avec l’usage attendu. À titre d’exemple, dans l’espace bibliothèque d’Orange, des éléments évoquant la sérénité de la nature (végétation, cascade) ont été intégrés, afin de renforcer la promesse de calme. 

Enfin, cette diversité spatiale ne peut être efficace sans une organisation fluide et progressive des environnements. On ne passe pas directement d’une zone de collaboration à un espace de silence sans prévoir des zones de transition (des sas de décompression, comme des bulles intermédiaires) permettant d’accompagner les changements de rythme et de niveau de stimulation.

2. Le “canary code” ou le cercle vertueux de la prise en compte des besoins des personnes les plus sensibles

Une autre idée forte issue de cette même conférence sur l’inclusion repose sur la métaphore du “canary code”. À l’image des canaris utilisés dans les mines pour détecter les gaz toxiques avant les humains, les personnes les plus sensibles à leur environnement (neuro-atypiques, en situation de handicap…) sont souvent les premières à percevoir les dysfonctionnements des espaces de travail.

Bruit mal maîtrisé, éclairage agressif, signalétique illisible, circulation confuse… Ce qui est « légèrement inconfortable » pour certains devient rapidement épuisant, voire excluant, pour d’autres. Prendre ces signaux au sérieux ne revient pas à céder à une minorité, mais à reconnaître un véritable système d’alerte avancé sur la qualité globale de l’environnement de travail.

Concevoir ou ajuster les espaces à partir des besoins de ces publics les plus sensibles permet ainsi d’enclencher un cercle vertueux qui bénéficie à tous.

Une meilleure acoustique aide les personnes ayant des troubles de l’attention, mais aussi tous ceux qui enchaînent les visioconférences. Une signalétique plus claire facilite l’orientation des personnes avec troubles cognitifs, tout en étant précieuse pour les collaborateurs pressés, stressés ou nouveaux arrivants. Des zones de décompression pensées pour limiter la surcharge sensorielle deviennent utiles à chacun après une journée dense.

Le “canary code” traduit ainsi un véritable changement de paradigme : ne plus corriger à la marge pour quelques-uns, mais élever le niveau global de qualité et de confort en prenant les plus sensibles comme point de départ.

3. La restauration d’entreprise : un modèle qui se réinvente pour renforcer l’attractivité du bureau

Ce troisième enseignement vient d’une conférence animée par Manuel Martins (Danone), Franck Douau (LVMH) et Gyslain Morvan (TRÈFLE Restauration).

Depuis la crise du Covid, les bureaux doivent redoubler d’efforts pour attirer les collaborateurs sur site. Parmi les leviers les plus puissants, la restauration d’entreprise s’impose aujourd’hui comme un élément clé de l’expérience collaborateur.

Comme le souligne Manuel Martins, le repas du midi constitue un moment à part dans la journée : une véritable “bouffée d’oxygène”, qui permet de sortir du cadre strict du travail pour partager un moment social. Dans ce contexte, l’entreprise ne peut plus se contenter de “nourrir” : elle doit proposer une expérience, en considérant les collaborateurs comme de véritables consommateurs.

Cela se traduit par une transformation profonde des modèles traditionnels. L’offre n’est plus standardisée, mais co-construite avec les collaborateurs, en intégrant des attentes fortes en matière de qualité (produits frais, locaux, variés) et de flexibilité.

Le modèle du self unique laisse ainsi place à des dispositifs hybrides et segmentés. Certaines entreprises, comme Danone, proposent désormais plusieurs formats complémentaires : un restaurant avec service à table pour ceux qui souhaitent prendre le temps, mais aussi des solutions plus rapides comme un sandwich bar ou des frigos connectés pour les plus pressés.

Au-delà de l’expérience, la restauration devient également un vecteur d’engagement. C’est tout le positionnement de Trèfle Restauration, élue startup de l’année par l’IDET, qui propose une offre qualitative tout en intégrant plus de 50 % de personnes en situation de handicap au sein de ses équipes.

Déployée chez LVMH, cette initiative suscite un fort engagement en interne. Franck Douau évoque notamment l’émotion des collaborateurs lors de l’ouverture du kiosque, marquée par des moments particulièrement forts, comme l’arrivée de certains membres des équipes de Trèfle venus signer leur premier contrat de travail, accompagnés de leurs parents.

Si vous aussi vous souhaitez régaler vos collaborateurs tout en faisant du bien : prenez contact avec Trèfle Restauration !

4. Le flex office, acquitté des crimes qui lui sont reprochés

Enfin, impossible de clôturer cet article sans revenir sur la conférence organisée par Deskare : “Le Procès du Flex Office”.  Une véritable mise en scène d’un procès, au cours duquel le flex office a dû répondre à 3 chefs d’accusation :

  • Déshumanisation du bureau
  • Nuisance à la productivité et la performance
  • Destruction de l’expérience collaborateur au profit d’économies pour l’entreprise

L’idée derrière cette mise en scène originale était de mettre en lumière les arguments permettant de répondre aux idées reçues que l’on peut avoir sur le bureau partagé, qui relèvent bien souvent d’une méconnaissance de ce qu’est réellement un aménagement en flex office.

Vous portez un projet de passage au flex office ?

Téléchargez notre guide “10 idées reçues sur le flex office, et comment les déjouer” pour découvrir :

  • les arguments clés pour répondre à toutes les objections de votre entreprise
  • des conseils pratiques pour réussir la mise en place de votre flex office

Au cours d’un débat animé entre le procureur général, incarné par Clément Roucher (CEO de Greenworking), et l’avocat de la défense, joué par Vianney Goater (CEO de Deskare), deux témoins ont également été appelés à la barre, Muriel Havas (Workplace & Real Estate Director - Blablacar) et Carlos Martins (Head of Workplace Innovation - Allianz), venus partager leur retour d’expérience concret du flex office au sein de leurs organisations.

Le flex office a finalement été acquitté à (presque) l’unanimité des chefs d’accusation portés contre lui.

Une conclusion qui rappelle que les critiques adressées au flex office tiennent souvent moins au modèle lui-même qu’à la manière dont il est mis en œuvre.

Si vous souhaitez (re)voir cette conférence, le replay sera disponible très bientôt. N’hésitez pas à contacter marie.villeret@deskare.io pour le recevoir en avant-première !

À propos de l'auteur

Marie est responsable Marketing. Forte de 4 ans d'expérience en marketing B2B, elle s'est spécialisée sur les sujets de Futur du Travail et d'Environnement de travail. Elle publie régulièrement des articles de recherche issus des données de la solution Deskare et d'interviews d'experts du marché (DET, consultants, AMO...).